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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 14:53

c'est le bordel sur mon piano ! je mets toujours tout en vrac ! cd, papiers administratifs, dvd, partitions pas rangées après déchiffrage... faut que je pense à ranger ! et chez vous, c'est comment ??

 

 

Photos-1111

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:39

aujourd'hui, je regarde mes mains dans le miroir du couvercle du piano et là que vois-je ?

non ! ce n'est pas toi !!

 

 

 


 
c'est la fille d'un roi !!!!

non, c'étaient des mains crispées !!
OH ! GOSH !!
et finalement, c'était simple puisqu'à chaque passage où la main prenait une configuration de crispation il suffisait d'ordonner la configuration de détente pour réaliser les passages. (une nouvelle piste de façon de travailler )
mais, vous allez me dire, qu'est-ce qu'une main détendue ? c'est une main qui se laisse aller à l'attraction terrestre. chaque "branche" pend vers le bas, ayant tendance à se recourber vers l'intérieur. la main détendue a aussi (en ce qui me concerne en tous cas) l'apparence ramassée, ses doigts sont rapprochés. cela me fait penser à une phrase que m'a dit l'un de mes profs : "jouer avec la plus petite main possible" ! plutôt que de chercher à tendre le plus possible pour pouvoir par exemple dans Traumes Wirren la broderie en ayant le pouce sur l'octave, (non, à proscrire) cherchons à jouer localement, l'effort pourra mieux se concentrer sans surplus de fatigue.
regarder d'ailleurs comment vous tapez du texte sur l'ordi : quand vous attendez pendant un moment de réflexion, tendez-vous vos doigts ?
n'hésitez pas à les détendre en les étirant doucement (pas besoin de chercher à faire craquer les os) dans le sens contraire de l'habitude (trop) répétitive d'utilisation.
quand je pense à tous ces gens à qui je dis lors d'une rencontre que je suis pianiste, je récolte souvent les réflexions comme "mais tu as des petites mains, alors que les pianistes ils ont des grandes mains avec des longs doigts"...
ouiiiii bien sûr, un seul calibrage humain autorisé !
ce n'est pas la capacité à s'allonger le plus possible mais de se déplacer avec une main détendue qui compte. Bon, j'ai un bon écartement de dixième sur lequel je ne crache pas ^^ et que j'utilise dans ce genre de situations pour calmer les craintes de mes interlocuteurs "ah ouais t'as un grand écartement"... toujours cette rengaine de celui-qu'à-la-plus-grande !!
tous les types de configurations fonctionnent généralement bien et s'adaptent bien mécaniquement, en principe ! après, il faut savoir s'en servir (ce que je suis loin de maîtriser)

 

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pianiste-lyon - dans pensée
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 21:27

en ce moment, c'est baisse de moral. je devrais peut-être travailler ma confiance et mon estime en moi pour mieux vivre entre autres ma pratique du piano dans sa dimension publique.

je me sens un peu le dernier des pianistes ! peut-être ne suis-je pas le seul à penser ça ! peut-être aussi faut-il se sortir de ce système de pensée. n'empêche que des éléments passés me plombent. à voir.

 

je bute sur (mais pas que) Fabel et Raumes wiren dans  les fantaisiestücke de Schumann...

d'abord, j'observe une baisse de qualité entre ma réalisation dans la période de déchiffrage et ma réalisation dans la période de connaissance approfondie. (combien de périodes délimiter ? c'est un peu comme rencontrer de nouvelles personnes, qui deviennent des amis. les relations ne sont pas pareilles à la rencontre et à l'approfondissement. enfin, en ce qui me concerne !)

cette observation de baisse de qualité, je la retrouve systématiquement. je me demande si c'est partagé ?

est-ce purement subjectif ?

d'une part j'ai dit une fois à un de mes profs "j'ai l'impression de moins en moins bien jouer" ce à quoi il m'a répondu "au contraire, je trouve que la construction s'améliore" (d'après mes souvenirs)

d'autre part, j'observe par exemple dans Aufschwung entre la mesure 6 et 7 (et les autres idem) la petite note répétée qui au déchiffrage ne posait pas problème puis, comme si la mécanique dégénérait.

 

cela me fait penser aux changements qui m'ont bouleversé et ont changé ma façon de jouer, même si cela est encore très nouveau pour moi : je suis disposé à m'écouter, et il arrive que je m'écoute. je suis disposé à laisser essentiellement l'écoute guider. autrefois, j'étais trop gourmand d'utiliser la mécanique qui marchait bien, très bien même, pour le plaisir de l'utiliser. je me souviens m'être très tôt emparé d'objets techniques comme des arpèges avec le plaisir digital et mécanique d'en jouer le plus vite et d'en "avoir le plus dans la main"... l'oreille ne guidait pas les rênes, l'écoute n'exigeait pas que chaque note fut cohérente par rapport à celle qu'elle précède et celle qu'elle suit, et la mécanique jouait des arpèges affolants, irréguliers tant en débit qu'en timbre. alors j'ai peur parfois d'avoir à rattraper une configuration biaisée.

voilà quelques mois qu'un déclic s'est opéré en moi. cela a changé ma façon de voir le jeu, l'interprétation, l'instrument... mais aussi les relations humaines, l'appréhension de la musique, de textes, de l'art, de débats...

 

je me dis ces temps-ci, avant d'entamer mes cours d'improvisation (grande première, j'en espère beaucoup), que si je veux progresser en improvisation, je dois réaliser le plus fidèlement ce que je veux, car j'ai trop tendance à céder à mes facilités techniques qui m'éloignent, je pense, d'une expression personnelle plus "véritable"...

ce que j'aime, quand même, dans ma façon d'improviser, c'est que c'est relativement lié au mental, à la pensée, l'affectif, l'inconscient aussi. j'aime bien aussi l'idée de m'abandonner  pour mieux observer ce qu'il en sort

 

mais...

revenons à Fabel et Raumes Wirren !!

je regarde pourquoi ma réalisation défaille et semble faiblarde avec ses irrégularités, ses creux...

dans Fabel, j'observe la tendance de mon défaut (et oui ce sont des choses qui arrivent) et je saisis une confusion sur le cadre rythmique (pour reprendre une expression de mon ancienne professeur, Brigitte Bouthinon-Dumas) notamment dans les parties rapides du début sur l'alternance des deux mains avec ce balancement grave-aigu-grave pour chaque main. la mélodie à la main droite se trouve pointée avec le rythme ta-tam ta-tam grâce à deux brèves dont la deuxième tombe sur la pulsation. il y a un risque entre autres et par exemple que la première note jouée de ces deux brèves soit assimilée comme premier temps de la pulsation, ce qui brouillerait les relations des deux mains.

il y aurait d'autres choses à dire comme le tempo (schnell) et la nuance exigée (piano), qui peuvent se traduire à tort comme "se lancer comme un fou avec timidité" ce qui est anti-productif... peut-on dire que c'est là un défaut commun ? en tous cas, ça me préoccupe !

et j'en arrive à me questionner sur ce qu'est la rapidité.

le problème est : "arriverai-je à bien jouer ça au-delà d'une certaine vitesse ? est-ce que cette vitesse qui me sied est celle exigée par la partition ?"

néanmoins, avec des tempi différents, on peut avoir, je pense, la sensation d'une vivacité. notamment en articulant d'une certaine manière : nette, peut-être plus sèche que d'ordinaire.

 

la question de la vitesse me questionne dans la musique que nous connaissons et donc, dans ma façon d'improviser (qui est souvent éthérée, ou massue) qu'est-ce qui donne la sensation de vitesse ? des changements rapides d'harmonie ? des arpèges très rapides ? (12 notes alternées par secondes ?) des éléments répétés de façon rapide en restant plus ou moins sur l'objet répété ? un thème très vif "pas piqué des hannetons" ? du chromatisme en veux-tu en voilà ?

 


  (allez, soyons fous !! enfin là c'est plus un bourdon, c'est un essaim de bourdonnantes bestioles de la 4ème dimension)

 

une pulsation rapide qui demande des changements conséquents à tous ces éléments ? (le genre d'impro que je ne pratique pas vraiment ^^)

une attaque du doigt brève, percussive ?

 

bref, que de points soulevés... et combien résolus ? ^^

argh argh argh... il est minuit passé et je devrais dormir  pour justement travailler tôt à transformer tout ça !

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pianiste-lyon - dans pensée
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 20:00

depuis quelques jours, j'écoute plusieurs versions des morceaux que j'interprète pour me faire une idée de ce que plusieurs artistes proposent, ce qu'on peut faire avec le matériau de la partition...

je suis tombé sur cette "vidéo" qui est assez spéciale pour Des Abends ! très lent ! dirigé de façon très personnelle !!

 

 


 
la fameuse Maria Yudina qui était une dissidente du régime soviétique était pourtant fort appréciée de Staline et l'histoire folle raconte qu'elle fut réveillée en pleine nuit pour enregistrer "sur le pouce" un concerto de Mozart à la demande express du tyran qui, l'ayant écouté, en fut bouleversé, offrit de l'argent à la pianiste ; mais celle-ci déclara qu'elle donnerait l'argent à l'Eglise pour adresser des prières aux victimes de Staline.
il fallait oser !
 

 

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pianiste-lyon - dans musique
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 11:14

aaaah la la, c'est dur là ! pas beaucoup de temps, beaucoup de stress !!

moi qui voulais passer des vacances reposantes...

 

je profite d'un petit moment pour vous questionner :

dans le livre conversations de Jürgen Meyer-Josten

 

conversations.jpg

 

 

je me souviens (approximativement) d'un passage, quand ce journaliste interview Sviatoslav Richter, ce dernier relate une rencontre avec un auditeur après l'un de ses concerts, et cet auditeur lui dit "vous pouvez jouer par coeur Bach, c'est merveilleux, mais n'est-ce pas manquer d'humilité par rapport au génie de Bach ?"

Richter réfléchit et comprit quelque chose, que oui, et qu'il allait jouer dorénavant Bach avec partition. qu'en pensez-vous ??

moi j'ai du mal à comprendre !

en tous cas, Bach par coeur, ouille ouille !!

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pianiste-lyon - dans pensée
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:08

hmmm... je commence à angoisser pour un éventuel concert dans 15 jours...

je viens d'assimiler tranquillement en trois semaines environ une heure de musique, soit le concerto italien de Bach, les fantasiestücke opus 12 de Schumann et les estampes de Debussy...

je commence toujours par apprendre par coeur mon répertoire piano solo pour plusieurs raisons :

- j''ai horreur de tourner mes pages

- je pense qu'en jouant par coeur, j'interroge la musique non comme un exécutant, mais comme le conceveur qui commande la pensée de l'exécution.

- le par coeur me permet d'observer ce que l'ensemble de mes capacités, mémoire, mental, physique... ont capté de la musique à assimiler...

...

 

cependant, ce n'est que le travail préalable, c'est à ce moment-là que le vrai travail peut commencer : je comparerais volontiers ça à un étudiant enregistrant ses formules mathématiques dans sa calculatrice en vue de son DS de math : ensuite, on peut raisonner...

mais 15 jours pas facile...

certaines pièces ne s'enchaînent pas encore comme il faut et d'autres ne sont pas au tempo définitif...

je m'inquiète surtout pour cette pièce qui par ailleurs m'enthousiasme et dont je vous parlerais peut-être à part pour vous communiquer mes impressions... car elle est vraiment ardue...

 

 


 

surtout avec cette version que je trouve sublime ! j'en ai entendue d'autre comme Martha Arguerich, mais j'ai moins été emballé. cette interprétation me semble "parfaite"... qu'en pensez-vous ?

 

ces moments quelque peu pénibles me ramènent au souvenir de mon visionnage d'Andreï Roublev, un film de Tarkovsky. ce film est très troublant, comme tous les films de Tarkovsky, et me dépasse complètement. cependant, je me rappelle cette scène terrible du jeune homme tenu de construire une cloche grâce au secret de facture de son père, secret qu'il ne fait que prétendre pour survivre... le moment où la cloche produit un merveilleux son, puis l'enfant cède, cède à son orgueil, son angoisse, il tombe et pleure dans les bras du miséricordieux et compassionnel Andreï Roublev. il dit qu'il n'est qu'un enfant. je me sens pareil.

je ne trouve plus cette scène que j'étais sûr d'avoir pu revisionner sur internet ! en place et le lieu, le trailer... qui est mieux que l'affreuse vidéo plus relative à mon propos !

 

 


 
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pianiste-lyon - dans pensée
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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 09:41

j'étudie donc toujours le deuxième mouvement du concerto italien, et en jouant la fin, voilà que je pense (ça m'arrive)...

 


 

 

je pense, avec toutes ces dissonances et ces tiraillements harmoniques, mélodiques... que Bach joue sur des rapports "faux" qu'il nous fait admettre à la conscience et physiquement comme "vrai" grâce à son génie de composition et d'écriture.

par exemple mesures 44-45 la "fausse" terminaison (qui imite la fin de la Partie A alors que la vraie fin se situe dans la coda) est majeure tandis qu'on était précédemment sur un 6/4 mineur (entre 4min37 et 4m43 sur la vidéo) : "on n'y croit pas" d'autant plus que la vraie fin est mineure, sans tierce picarde (majorisée). ou encore, cette pédale de dominante d'un sol tonique qui n'existe pas. faux rapport, comme je le ressens, sans entrer plus dans le détail de ce qui m'intéresse vraiment dans ces "faux rapports" (notamment entre 5m et 5m08,mesures 47-48), n'arrivant pas à cerner complètement ce que je dis.

le but n'étant pas de savoir qui est "faux" qui est "vrai" mais d'élargir la conscience de celui qui reçoit pour que celui-ci puisse recevoir, "admettre" davantage, différemment...

...

qu'en pensez-vous ?

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pianiste-lyon - dans pensée
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 15:27

 


 

aujourd'hui c'est post un peu plus facile car j'ai beaucoup de travail

comme quoi tous et pas seulement humains pouvons faire de la musique !

ps : est-ce que ce chien touche des droits d'auteur pour sa création révolutionnaire ? si oui est-il payé en canigou ou en frolic ?

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 13:59

en ce moment, j'assimile entre autres le deuxième mouvement du concerto de Bach (voir ici)

 

et "il me revient en mémoire" des petits bouts de Barbara en jouant justement ce mouvement de Bach !

 

petite parenthèse : Bach, Bach, Bach... faut-il prononcer Bac comme dans Baccalauréat (voir le festival de musique baroque (?) "passe ton Bach d'abord" à Toulouse !!) ou Bache comme une bâche plastique ? ou encore, à l'allemande, la vraie, la pure (ouuuups) Bachhhhhhhhhhhh ?? vous savez, comme le "Ach !" dans "Ach ! nous afons les moyens de fous faichhhh parler !!" ^^ sooooooo cliché !!!

est-ce snob ? pour beaucoup oui ! moi, je le vois autrement ! bien souvent, on écorche mon nom de famille et c'est parfois un peu énervant surtout qu'il est si simple, il tient en trois lettres... mais c'est trop compliqué pour l'esprit français :^p déjà que ce nom polonais est francisé, que son "s" final perd son accent -sa sonorité s'en ressent- ou on me met deux s, on prétend que ça vient d'Allemagne, ach !! que nenni !! ou encore on oublie le "s" sous prétexte de le vouloir bien prononcé et on tombe sur un mot monosyllabique qu'on aime beaucoup balancer à notre époque (mais pas que notre époque) :

 

 


  une vieille chanson que j'aime bien ^^ oldattitude POWA !!


mais revenons à Bach ! comme moi j'aimerais que l'on prononce bien mon nom, je suppose que Bach l'aimerait de même ! Bach comme dans Ach ! ou pensez à Barbara : Barrrrrrrrrrrr !!! "c'est pas compliqué ! hey !!" (ouuuups, ne pas montrer tout de suite que je suis aussi fan de Dalida sous peine d'être discrédité d'entrée de jeu)

 

aimeriez que j'écorche votre nom ? et que si vous protestez pour exiger que je le prononce correctement, je vous traite de snob, que diriez-vous ? et je ne parle pas de Liszt = Licht (en gros) !! ce n'est pas du snobisme !!! appelez-vous Mowgly du livre de la jungle "Mauvgly" ?? non ! (pourquoi cet exemple ?) parfois j'ai l'impression que c'est très français de massacrer les sonorités de la langue, à commencer par la prononciation... du français !!

 

donc, je disais !!

je retrouve les sonorités, ambiances, cellules motiviques... en ce qui me concerne, ce deuxième mouvement du concerto italien de Bach me fait penser à l'esprit de l'art poétique de Barbara, cette chanteuse que j'admire énormément.

écoutez, plus précisément :

les ornements qu'on entend au chant à l'aigu dans Bach

 


 

 

c'est comme le "tiloulem" de Barbara au début de la chanson, je trouve ! (ça et les modulations)

 

 


  Pierre, Barbara


aaah, ce n'est pas "LA" version que je voulais mais c'est quand même sympa ! la version du premier enregistrement, c'est pour moi la même ambiance que ce mouvement de Bach !

 

et puis quand vous avez cette cellule motivique qui se répète à 3min 02 dans la vidéo de Bach, j'ai l'impression d'entendre Barbara chanter (carrément ! jusqu'à en perdre la rythmique !) ceci :

 

 


  du bout des lèvres, Barbara


ça plus des intervalles ouverts comme la sixte qu'on retrouve dans ce mouvement de Bach et cette chanson de Barbara !

qu'en pensez-vous ? vous sentez la ressemblance ?

est-ce que Barbara connaissait cette musique de Bach ? ou bien, ou de plus, n'est-ce pas le signe d'une "universalité" humaine ?

et alors, petit jeu, "c'est pas compliqué, hey !!" ça vient de quelle chanson de Dalida ?

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pianiste-lyon - dans analyse
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 14:36

aujourd'hui c'est coup de coeur du jour !!

 

 


 

je viens de découvrir ça ce week-end et j'ai trouvé ça génial !! (oui, ça ne date pas d'hier, je vis un peu dans mon monde)

 

mais pourquoi donc ? je discute avec un ami qui me répond "ah ouais j'avais vu ça à la télé, pas çui-là mais un autre, j'avais trouvé ça un peu débile"

han ! remarquez, quand vous tombez la première fois sur cette réalisation de Katerine, je crois que vous pouvez que accrocher ! (et si bien sûr il vous arrive d'apprécier le second degré)

 

n'est-il pas charmant cet énergumène nous dire tranquillement qu'il nous chie à la raie parce qu'il est la reine d'Angleterre ?

derrière cette apparente simplicité se cachent peut-être plusieurs lectures possibles, en tous cas plusieurs compréhensions possibles !

 

ah ! la simplicité dans ce monde bling-bling, où des américains PAR EXEMPLE ("ma gigi, qu'est-ce qu'ils y comprennent ces américains..." ^^  ) n'ont jamais peur de surenchérir et d'en rajouter une couche.

 

- très peu de diversité de vocabulaire, (certes on peut apprendre un peu d'anglais au passage) le message s'assimile très bien et on ne s'en lasse pas (dans cette réalisation,en ce qui me concerne) cela est un choc pour moi qui ai déjà écrit des chansons (à titre privé) dans le style Bobby Lapointe Boris Vian avec un débit rapide et une sollicitation de vocabulaire qui était "problématique" ! en écoutant ça on se dit "pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ??"

- la mélodie est simple (bien que subtile, essayez de la chanter aussi justement que le mec), sur des harmonies simples et claires mais elles sont "colorées", avec quelques variantes. répétition, simplicité = facilement mis en tête (le genre qu'on ne s'enlève plus ensuite) !

- le choix de l'instrumentarium, dépouillé (voix principalement, puis une basse, des clochettes et une guitare) dépouillé mais de qualité, beau timbre de voix, comparé à des chansons pop où on t'en rajoute des effets électroniques jusqu'à croire que c'est l'ordinateur qui chante, pas la chanteuse et le choeur aaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!! le choeur. j'adore la sonorité d'un choeur à la base. c'est peut-être mon passage au Choeur d'Orphée dirigé par Nelly Heuzé qui m'a entraîné vers l'amour de la masse vocale ? le choeur qui imite l'instrumentarium "classiques" de la musique "moderne populaire" (hmmm cela mériterait un post) style guitare acoustique quand c'est bien fait c'est bon aux oreilles !!! c'est cette conjugaison d'un instrument "faillible" qu'est la voix avec ce style qui exige une précision "mécanique" qui est "beau" aussi...

- la vidéo, très bien faite, je trouve. un minimalisme qui colle parfaitement à la chanson, les plans fixes ou doucement baladeurs, la figuration (trois personnes et un drapeau) la nature, les petites fleurs qu'on renifle (surtout quand la reine vous dit "i'm shitting on your face" hmmmmmmmmmm !! quelques gestes du doigt pour envoyer la parole ou bien l'illustrer (cf le jeune homme au doigt ^^) au lieu de chorégraphies ultra-sophostiquées, de figuration compliqué, de danseurs, les déguisements, accessoires etc etc...

-le choix assumé d'une ritournelle qui tourne sur elle-même, la clownerie d'une architecture trompeuse, comme un décor de cinéma tout plat représentant un joli château. il y a pourtant une structure ^^ la clownerie assumée et naturelle, sans en faire des tonnes...

*_*

shaaaaa ! bravo aux artistes !

 

d'ailleurs ce post n'en fait-il pas des tonnes ? ^^'

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